TUMO Paris

Masterlab – S’initier à la photogrammétrie avec Charles Ray

Découvrir les œuvres de Charles Ray, les reconstituer en 3D, en faire les décors d’un film, monter et animer le tout : tel a été le programme riche et intense de nos étudiant·es lors d’un Masterlab d’Initiation à la photogrammétrie organisé avec la Bourse du Commerce — Pinault Collection.

À TUMO Paris 1, on aime découvrir et faire découvrir des nouvelles technologies, mais aussi des futures, des anciennes, des étonnantes, des discrètes… Et parmi les plus discrètes, il y a la photogrammétrie : une technique encore peu connue et pourtant très utilisée à laquelle nous avons décidé de consacrer un Masterlab en partenariat avec la Bourse du Commerce — Pinault Collection afin de lui rendre ses lettres de noblesse ; et d’y initier un groupe d’élèves aussi curieux·euses que motivé·es.

Bourse de Commerce — Pinault Collection © Tadao Ando Architect & Associates, Niney et Marca Architectes, Agence Pierre-Antoine Gatier

Mardi, premier jour. Et qui dit premier jour dit présentation. Car si la photogrammétrie existe depuis 150 ans, elle reste une technique encore relativement floue pour nos étudiant·es. Alors, en une matinée, nos Expert·es en Modélisation 3D leur ont fait découvrir ce qu’était et ce qu’est la photogrammétrie — à savoir, selon Wikipédia, une technique « de modélisation rigoureuse de la géométrie des images et de leur acquisition afin de reconstituer une copie 3D exacte de la réalité » —, son histoire, sa technique et ses utilisations aujourd’hui. Après cette introduction riche en enseignements, les étudiant·es ont été à la Bourse du Commerce — Pinault Collection pour partir à la découverte du travail du sculpteur Charles Ray en visite guidée mais aussi pour partir à la recherche d’inspirations, de réflexions et d’informations susceptibles d’alimenter leur projet de création.

Bourse de Commerce — Pinault Collection © Tadao Ando Architect & Associates, Niney et Marca Architectes, Agence Pierre-Antoine Gatier

Le lendemain, deuxième jour, place à la pratique. Après avoir formé des petits groupes, les étudiant·es ont pris la journée pour expérimenter la photogrammétrie sur des objets qu’iels avaient apportés. Ainsi, porte encens dragon, ours en peluche, dinosaures en plastique et autres figurines se sont retrouvés transportés dans une nouvelle dimension — la 3D —, prêts à être intégrés à de futurs courts métrages animés. Mais avant de se lancer dans leurs films, les élèves, désormais prêt·es à tout photogrammétrer, sont retourné·es à l’exposition de Charles Ray. Non pas pour la visiter une seconde fois. Pour y faire des relevés. Ainsi, armé·es de Polycam, iels ont capturé toutes les œuvres qui les intéressaient et sont reparti·es, en fin de journée, les Ipads remplis de sculptures en 3D.

Bourse de Commerce — Pinault Collection © Tadao Ando Architect & Associates, Niney et Marca Architectes, Agence Pierre-Antoine Gatier

Une fois tous les éléments photogrammétrés, il ne leur restait plus qu’à travailler, travailler et travailler sur leurs projets. Pour cela, les deux derniers jours ont été entièrement banalisés.  Avec au programme : incrustation des objets en 3D, incrustation des œuvres en 3D, texture, lumière, mouvement, montage, son, image, scénario… En bref, tout ce qu’il faut faire pour faire un court métrage d’animation 3D. En deux jours seulement, tout a entièrement été fait par les étudiant·es ! Et pour un résultat inouï, qui plus est. Bravo aux étudiant·es, bravo à ces néo photogrammètres, à ces néo animateur·rices 3D, à ces néo artistes.


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